Taxer les services Mobile Money reviendrait à ralentir l’inclusion financière en Afrique (Vodacom)

Le secteur du Mobile Money a connu une forte croissance depuis le début de la pandémie de Covid-19. Certains États cherchent cependant à tirer le plus de profits de cette situation, menaçant ainsi les progrès à venir.

Taxer les services Mobile Money ralentira l’inclusion financière en Afrique. C’est ce qui ressort d’un rapport publié par l’opérateur télécom sud-africain Vodacom Group. Les tentatives de taxation du transfert d’argent numérique initiées par certains gouvernements africains ont prouvé qu’une telle mesure était préjudiciable à l’essor de la finance digitale.

Au Ghana, l’introduction de la taxe e-levy de 1,5 % sur les transactions financières numériques en mai 2022 a systématiquement entraîné la baisse du volume de transferts, de paiements et de retraits d’argent. En Tanzanie, l’imposition d’une taxe similaire a fait chuter le volume des transactions de 17 % en moins d’un mois. La valeur des transactions a quant à elle a régressé de 28 %. Les autorités tanzaniennes ont été obligées de réduire ladite taxe.

La taxation des services Mobile Money impacte directement leur abordabilité pour les plus vulnérables. Ceux-ci préfèrent aussitôt retourner aux transactions par cash, menaçant ainsi les progrès réalisés et à venir en matière d’inclusion financière.

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