Le Président de la BAD défend le droit de l’Afrique à utiliser ses ressources gazières

Plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’énergie sur le continent noir. Seules, les énergies renouvelables ne suffiront pas à combler le déficit électrique. Il faudra nécessairement un mix de gaz et de renouvelable, selon Adesina.

L’Afrique ne doit pas être pénalisée pour l’utilisation de son gaz naturel, selon le Président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina. L’économiste nigérian a défendu le droit du continent à se servir de ses ressources naturelles pour résoudre ses nombreux défis.

L’exploitation du gaz en Afrique n’impactera pas les objectifs climatiques fixés à la COP 26 de Glasgow, a rassuré Adesina en Égypte où se tient actuellement la COP 27. En triplant sa production actuelle de gaz naturel, la contribution de l’Afrique aux émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) n’augmentera que de 0,67%.

Le continent a forcément besoin de son gaz pour combler son déficit électrique. Plus de 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’énergie. « L’Afrique a le niveau de pauvreté énergétique le plus élevé au monde » a fustigé le Président de la BAD.

Elle ne saurait desservir plus de la moitié de sa population en se servant uniquement du renouvelable. Il lui faudrait nécessairement un mix composé de gaz et de renouvelable. « L’Afrique doit disposer de gaz naturel pour compléter ses énergies renouvelables » a martelé Adesina.

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