L’Afrique du Sud recherche 250 milliards $ d’ici 2050 pour développer l’industrie de l’hydrogène vert

Le pays veut se positionner sur le marché florissant de l’hydrogène et de l’ammoniac verts. La promotion et l’adoption de ces sources d’énergie font partie de son plan de décarbonisation. Ce dernier risque cependant de se heurter à d’importants problèmes techniques et financiers.

L’Afrique du Sud a présenté à la COP 27 d’Égypte, un plan de 250 milliards $ visant à produire de l’hydrogène vert. Le projet, étalé sur une trentaine d’années, permettra au pays de se positionner sur un marché déjà convoité par la Namibie et le Maroc sur le continent africain. Sa mise en œuvre facilitera la transition énergétique en Afrique du Sud où plus de 80% de l’électricité provient actuellement des sources fossiles.

Avec ce nouveau plan, l’État sud-africain réduira le taux de chômage en créant 1,4 million d’emplois. L’émergence de l’industrie de l’hydrogène vert favorisera la production de l’ammoniac vert qui sera fourni à des pays comme la Corée du Sud et le Japon. Elle rapportera des recettes de 30 milliards $ par an à l’État. La réalisation du plan se heurte cependant à des soucis techniques et financiers.

L’Afrique du Sud ne dispose pas de l’énergie renouvelable nécessaire pour produire de l’hydrogène vert. Faut-il le rappeler, la fabrication de l’hydrogène vert exige une capacité d’électricité propre conséquente. Dans le cas du plan sud-africain, il faudrait entre 140 000 et 300 000 MW. L’État ne dispose actuellement que d’une capacité de 40 000 MW, essentiellement fournie par les centrales à charbon.

La construction des centrales solaires pouvant générer une telle capacité exigera de financements très importants qui pourraient alourdir le fardeau de la dette sud-africaine. Les autorités mènent toutefois des discussions avec les partenaires internationaux pour trouver les investissements exigés.

Commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *