La Guinée Équatoriale ferme ses frontières et expulse les étrangers en situation irrégulière

La décision vise officiellement à éviter toute interférence ou ingérence extérieure dans les élections à venir. Lundi dernier, 52 Camerounais résidant en Guinée ont dû rejoindre leur terre d’origine.

Les autorités équato-guinéennes ont procédé depuis lundi dernier à la fermeture de toutes les frontières maritimes, terrestres et aériennes. Cette mesure restera en vigueur jusqu’à la fin des élections en vue. Le 20 novembre prochain, les Équato-Guinéens sortiront pour la présidentielle, les législatives et les municipales. À la tête du pays depuis 43 ans, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo tentera de briguer un nouveau mandat. C’est donc pour « garantir le bon déroulement des élections » que les frontières ont été fermées.

Outre cette mesure, les autorités ont lancé une vaste opération d’expulsion des étrangers en situation irrégulière. Des contrôles systématiques sont effectués sur les ressortissants étrangers résidant en Guinée Équatoriale et contre tous les sans-papiers. Ceux qui sont surpris en situation irrégulière sont arrêtés et placés en détention provisoire. Cette mesure d’expulsion a été condamnée par les ONG et les opposants qui dénoncent « des exactions, des actes de xénophobie et de torture ».

Elle a déjà entraîné l’expulsion de 52 Camerounais lundi dernier. « Nous avons abandonné tous nos biens personnels là-bas » a déploré une ressortissante camerounaise rentrée sur sa terre d’origine. « Nous avons préféré retourner au pays que de vivre le calvaire en Guinée » a confié Timbang Nestor, qui a été rapatrié de Malabo. L’ambassade camerounaise en Guinée Équatoriale répertorie depuis quelques jours les ressortissants camerounais qui souhaitent rentrer chez eux. Elle leur a adressé ses « encouragements » et les a invités à « rester calmes et prudents ».

Commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *