Cadre commun du G-20 : Toujours pas de résultats concrets pour les pays africains adhérents

Deux ans déjà que le Club de Paris a lancé une initiative visant à soulager le fardeau de la dette des pays pauvres. En Afrique, certaines nations comme le Tchad y ont adhéré. À l’heure actuelle, aucune d’elles n’a encore obtenu de satisfaction.

Le Cadre commun du G-20 est pour l’instant un fiasco en Afrique. L’initiative mise en place par le Club de Paris pour soulager le fardeau de la dette des pays pauvres n’a toujours pas atteint ses objectifs. À l’heure actuelle, aucune des nations africaines ayant adhéré au mécanisme n’a encore obtenu de satisfaction.

Au Tchad, les créanciers estiment qu’il n’est pas encore temps de restructurer la dette extérieure malgré l’urgence signalée par le PNUD. D’après les experts, il se pourrait même que le plus grand créancier privé du pays, Glencore, ne participe pas à l’initiative, mettant en péril le processus de restructuration. En Éthiopie, la procédure qui a commencé en 2021 ne progresse plus à l’heure actuelle à cause de la guerre civile. En Zambie, on ne sait toujours pas qui dirigera les pourparlers pour la restructuration de la dette extérieure.

Le Cadre commun du G-20, en l’état actuel, comporte « des lacunes » selon Joyce Chang de JP Morgan. Les nations riches de l’Occident accusent la Chine de retarder le processus de restructuration de dette. Pékin serait le « principal obstacle à l’avancement des accords » selon Janet Yellen, secrétaire du Trésor américain. « Nous avons besoin d’un mécanisme rapide, ordonné, fiable et prévisible. Le Cadre commun est un bon début, mais nous avons besoin de quelques correctifs » a indiqué Guillaume Chabert, un responsable stratégie au FMI.

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