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Guinée : Les détenteurs de la mine de Simandou ont 14 jours pour démarrer son développement

La Guinée vient de donner un avertissement aux compagnies en charge de l’exploitation de la mine de fer de Simandou. Le chef de la junte au pouvoir, le colonel Mamadi Doumbouya, leur a donné un ultimatum de 14 jours pour former une joint-venture et démarrer le développement du projet minier. Elles doivent s’assurer de la mobilisation du financement nécessaire et « efficace ». D’après les prévisions actuelles, il faudra un investissement de 15 milliards $ pour exploiter le fer de Simandou.

Les parties en charge du projet sont : le groupe anglo-australien Rio Tinto, le consortium SMB Winning et le gouvernement guinéen. La mise en garde intervient en raison du retard observé dans le respect du calendrier établi par les autorités. « Depuis le 25 mars, nous avons constaté un décalage entre notre vision de la mise en œuvre des termes de l’accord-cadre et nos attentes. Cette situation est non seulement regrettable, mais surtout inacceptable » a déclaré le colonel Doumbouya, cité par Bloomberg.

La mine de Simandou est située dans le Sud-Est de la Guinée. Elle constitue le plus grand gisement de fer inexploité au monde. Son développement a pendant longtemps été entravé par des problèmes de litiges sur les droits miniers, des soupçons de corruption et un manque d’investissements. Après son arrivée au pouvoir, le colonel Doumbouya a exigé que l’État soit beaucoup plus impliqué dans le développement de cette mine. Un accord tripartite a donc été signé pour permettre à la Guinée de jouir pleinement de l’exploitation des ressources en fer qui s’y trouvent.

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