CoM2022

Réflexion sur les problèmes financiers et économique d’Afrique à Dakar

Les ministres africains des Finances ont tenu la 54e session de leur conférence annuelle du 11 au 17 mai dernier à Dakar (Sénégal). Leur rencontre avait pour but « d’identifier les politiques et les interventions économiques permettant de garantir une croissance des économies africaines d’au moins 10% par an ».

Les problèmes auxquels ils ont réfléchi étaient multiples. Aujourd’hui, plus de 15 pays africains courent un risque élevé de surendettement. 29 feront bientôt face à « une grave crise alimentaire ». 55 millions d’Africains supplémentaires basculeront dans l’extrême pauvreté.

Les prêts accordés aux pays du continent par les partenaires internationaux sont toujours assortis d’« un taux d’intérêt plus élevé que celui d’autres pays ». Des institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) imposent même des surcharges en plus de ces taux. Ces dernières coûtent annuellement près de 4 milliards $ à l’Afrique.

Les trois principales agences de notation internationales sous-évaluent parfois les performances financières et économiques des États africains. Elles ne tiennent pas toujours compte de tous les paramètres, puisqu’elles ne sont pas présentes sur l’ensemble des territoires qu’elles couvrent. Lors de la crise, les créanciers privés se sont abstenus d’aider les pays pauvres dans le cadre de l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD). Ce qui alourdit le poids de la dette sur eux.

L’Afrique manque constamment de financements. Elle n’en a pas assez pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD). Elle en recherche continuellement pour ses projets d’infrastructure. Elle en manque gravement pour investir dans ses systèmes de santé. Malgré ces problèmes, elle perd d’importantes sommes d’argent. « 83 milliards $ sont siphonnés hors d’Afrique » à cause des flux financiers illicites (IFF).

Les marchés de capitaux sont sous-développés sur le continent. L’informel domine les secteurs d’activités et les potentielles sources de revenus pour les États sont détournées. Le taux d’inclusion numérique et bancaire reste toujours faible. La liste est longue et les solutions proposées pourraient être difficiles à mettre en œuvre. D’autant plus que nombre d’entre elles reposent sur l’aide extérieure.

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