La CEDEAO ne sanctionne pas le Burkina Faso pour le coup d’Etat

Le Bloc régional ouest-africain n’a pas imposé de nouvelles sanctions au Burkina Faso à l’issue de son sommet à Accra. La junte au pouvoir aurait donné des gages pour un retour à une vie constitutionnelle normale dans le pays. Elle a d’ailleurs levé la suspension sur le Texte fondamental la semaine dernière, redorant son image face à la CEDEAO. Le Bloc exige toutefois la libération immédiate et sans condition du président déchu, Roch Marc Christian Kaboré. « Il n’y a aucune raison qu’il soit en résidence surveillée ». C’est ce qu’a déclaré Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO.

Le Burkina Faso reste suspendu des instances du Bloc régional. L’Organisation exige de la junte, la proposition « rapide » du calendrier à suivre pour un retour à l’ordre constitutionnel. Au cours du sommet, le président en exercice de la CEDEAO a demandé que des mesures soient prises pour anticiper les coups d’Etat. En moins de 18 mois, ce sont quatre putschs qui ont été effectués en Afrique de l’Ouest. La tendance « doit être contenue avant qu’elle ne dévaste toute notre région » a déclaré Nana Akufo Addo, président de la République du Ghana. 

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