Afrique : les Banques centrales n’augmenteront pas leur taux directeur afin de soutenir la relance

Les Banques centrales des plus grandes économies d’Afrique maintiendront leur taux directeur intact au cours des prochaines semaines, rapporte Bloomberg. Cette initiative permettra de soutenir la reprise économique post-covid. Elle a été mise en place en raison de la hausse du taux directeur qui s’annonce à la Banque centrale américaine. Cette dernière cherche à faire chuter l’inflation aux Etats-Unis. Cela entraînera cependant la baisse de la valeur des obligations levées par les pays, notamment les plus endettés.

Le taux d’inflation dans les pays africains tels que le Ghana, le Nigéria, l’Angola a fortement augmenté à cause de la hausse des prix des denrées alimentaires et du pétrole. Les conditions de vie des populations s’en trouvent affectées. Le pouvoir d’achat n’est plus à la hauteur des besoins des ménages. Les Banques centrales veulent donc prioriser l’aide à l’économie nationale au détriment de la maîtrise du système financier.

« La reprise de la croissance en Afrique est beaucoup plus lente et plus faible. Elle implique que les Banques centrales soient beaucoup plus prudentes ». C’est ce qu’a déclaré Yvonne Mhango, responsable de la recherche pour l’Afrique chez Renaissance Capital. Ce dernier est une banque d’investissement axée sur les marchés émergents et transfrontaliers.

Les pays africains ne disposent pas d’assez de ressources pour financer leur relance économique comme les pays développés. Leurs Banques centrales ne peuvent donc pas élever leur taux directeur, indique Mhango. Le régulateur financier du Zimbabwe n’aura cependant pas d’autre choix que d’augmenter son taux directeur en raison de la chute de la valeur de la monnaie et du taux d’inflation toujours en hausse. Ce dernier est actuellement à plus de 60%. 

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