Tchad : le FMI met la pression sur les créanciers pour achever la restructuration de la dette d’ici mars

Le Fonds monétaire international (FMI) a demandé aux créanciers publics et privés du Tchad de clôturer les négociations sur la restructuration de la dette du pays d’ici fin mars 2022. L’institution financière exerce ainsi une pression pour vite soulager le Tchad du lourd fardeau de sa dette. Glencore fait partie des plus grands créanciers du pays. Il détient, avec d’autres prêteurs commerciaux, le tiers de la dette publique extérieure du Tchad.

La restructuration et « le soutien important des donateurs sont essentiels pour rétablir la viabilité de la dette et promouvoir une croissance inclusive durable ». C’est ce qu’a déclaré le FMI dans un communiqué cité par Bloomberg. Le respect du délai de mars 2022 est primordial pour parvenir à cette fin, précise l’institution basée à Washington. Contacté par Bloomberg, le porte-parole de Glencore a refusé de faire de commentaire.

Le Tchad fait partie des pays les plus pauvres du monde. La crise de Covid-19 a plongé son économie fortement pétrolière dans une situation très difficile en 2020. À cela, se sont ajoutés la menace sécuritaire au Sahel, l’insécurité alimentaire et le réchauffement climatique. Le pays a connu une récession économique de -0,6% en 2020. Une contraction qui s’est accentuée en 2021, soit -1,1% selon les dernières données du FMI. D’après ce dernier, le Tchad ne renouera avec la croissance qu’en 2024.

Commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *