Une probable guerre entre l’Algérie et le Maroc en 2022

La menace d’une guerre plane sur le Maroc et l’Algérie. La tension entre ces deux pays d’Afrique du Nord risque de dégénérer en 2022. C’est du moins ce que pense l’historien et arabisant français, Jean-Pierre Filiu. Dans une tribune du média Le Monde, il a insisté sur l’urgence d’un dialogue entre les deux Etats et le besoin d’une médiation en faveur de la paix.

L’Algérie et Maroc ont pendant longtemps nourri une crise politique qui ne cesse d’empirer. En août dernier, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec son voisin. Elle a aussi interdit son espace aérien aux vols marocains. La frontière entre les deux pays est quant à elle fermée depuis 1994. À cela, s’ajoutent les campagnes de calomnies et dénigrement sur les réseaux sociaux. Ces dernières se sont intensifiées depuis quelques temps et aggravent la situation.

Selon Jean-Pierre, même si les deux pays ne désirent pas en arriver à une confrontation physique, le différend nourri chaque jour sur des territoires voisins pourrait entraîner des conséquences désastreuses. La crise entre le Maroc et l’Algérie est jonchée de théories complotistes.

En novembre dernier, le ministre israélien de la Défense est venu signer un accord sans précédent de coopération militaire avec le Maroc. Pour l’Algérie, il s’agit d’un rapprochement stratégique dont elle est la cible, d’autant plus qu’elle soutient la cause palestinienne. Alger accuse par ailleurs le soutien qu’apportent les Etats-Unis et les pays européens à Rabat.

Cet état de choses conforte davantage l’Algérie dans son ralliement à la Russie qui est d’ailleurs son premier partenaire militaire. Le risque de guerre persistant entre les deux pays voisins exige selon le professeur Filiu qu’une médiation soit mise en place. La communauté internationale a déjà du mal à intervenir compte-tenu de l’enjeu diplomatique existant : le Maroc soutenu d’une part par les Etats-Unis et les pays européens, et l’Algérie aidée de l’autre par la Russie. La balle revient dans le camp des instances panafricaines et mondiales indépendantes de l’influence politique de ces superpuissances. L’idéal selon le professeur, serait d’aller au dialogue entre les deux Etats. 

Commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *