Le secteur financier africain a été résilient aux effets de la Covid-19 (BEI)

La finance africaine a été résiliente face aux défis posés par la pandémie de Covid-19. C’est ce qui ressort d’une étude menée par la Banque européenne d’investissement (BEI). Le rapport est intitulé « la finance au service de l’Afrique ». Il a été publié la semaine dernière. L’enquête a été menée auprès de 78 grandes banques et institutions financières d’Afrique subsaharienne.

Les recherches de la BEI ont porté principalement sur l’impact de la pandémie sur les banques et les prêts aux entreprises. L’institution de financement a analysé comment le secteur financier africain tire parti de la révolution numérique. L’étude s’est également concentrée sur les défis et les opportunités que la finance verte présente pour les banques.

Selon le rapport, les secteurs financiers africains ont fait preuve d’une résilience remarquable pendant la crise provoquée par la pandémie de Covid-19. « Grâce à la bonne capitalisation de la plupart des banques avant la crise et à la réactivité des décideurs politiques, une crise de liquidité a été évitée dans ces secteurs », indique le document.

En outre, le rapport révèle que l’inclusion financière en Afrique a été rendue possible par l’adoption rapide de l’argent mobile. De même, les nouveaux entrants dans les secteurs financiers ont favorisé la transformation numérique des services financiers africains.

L’enquête montre que les banques africaines s’intéressent davantage à la finance verte. Environ 54 % des banques interrogées considèrent le climat comme une question stratégique. Plus de 40 % des banques interrogées ont du personnel travaillant sur les opportunités liées au climat.

Malgré ces progrès, l’étude révèle que les petites entreprises ont un accès limité aux financements. Une situation qui pourrait s’empirer si l’activité de prêt reste statique. En effet, le secteur financier africain est resté stable malgré les effets de la pandémie sur les intermédiaires financiers, indique l’étude.

La BEI a lancé des initiatives de financement en coopération avec des banques et des institutions financières africaines. Ces projets devraient aider les entreprises à se remettre des difficultés causées par la pandémie de Covid-19. Les nouvelles initiatives permettront d’accélérer le financement du climat. Elles amélioreront également l’accès aux financements pour les entreprises dirigées par des femmes et renforceront le financement des petits exploitants ruraux.

L’année dernière, la BEI a prêté plus de 5,6 milliards $. C’était pour soutenir les investissements publics et privés. En Afrique, la banque a débloqué plus de 13,5 milliards $ pour soutenir les investissements transformateurs.

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