La CEDEAO impose des sanctions individuelles aux actuelles autorités maliennes

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a imposé de nouvelles sanctions au Mali. Celles-ci ne visent cependant que les dirigeants, parce qu’ils retardent l’organisation des élections censées se dérouler en février 2022. « Toutes les autorités de la transition sont concernées par des sanctions qui vont entrer en application immédiatement » a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, cité par l’AFP. Ces mesures seront également imposées aux membres de familles de ces dirigeants.

Ces sanctions sont relatives à l’interdiction de voyager et au gel des avoirs. Cette décision fait suite à un sommet extraordinaire de l’organisation régionale, portant sur la situation qui prévaut actuellement au Mali. D’après Kassi Brou, des sanctions supplémentaires seront étudiées lors du prochain sommet « si la situation persiste ». Fin octobre 2021, le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga a déclaré que « l’insécurité et le terrorisme occupent 80 % » du territoire national. Les autorités ne peuvent donc pas organiser les élections. Pas tant que le calme et la quiétude ne seront pas garantis dans tout le pays, a-t-il indiqué.

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