La BAD injectera 7 milliards $ dans le développement de la Zlecaf

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un financement de 7 milliards $ dans le développement de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Les fonds seront mis à la disposition des entreprises africaines sous forme de prêts. Ils leur permettront de vendre leurs produits, renforçant ainsi les échanges commerciaux intra-africains.

L’institution financière compte mettre un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises (PME) respectueuses du climat. Elle favorisera aussi les entreprises détenues par des femmes africaines. Une attention particulière sera accordée aux « pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire où les banques internationales ont tendance à avoir un appétit pour le risque limité ».  

L’initiative de la BAD vise ainsi à faciliter la croissance de la Zlecaf. En 2019, une enquête réalisée par l’institution financière a révélé que les entreprises du continent ont connu un déficit de financement de 81 milliards $ dans le cadre de leur commerce. Ce manque s’est davantage renforcé lors de la crise économique due à la pandémie de Covid-19. La situation a poussé des prêteurs tels que la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) à réagir au profit de ces entreprises. Celle-ci leur a promis un financement de 40 milliards $ pour les cinq prochaines années.

La BAD a récemment lancé un système de paiement africain dénommé PAPSS. C’est une plateforme développée par Afreximbank, pour dynamiser le commerce transfrontalier sur le continent. Elle permettra aux entreprises et aux commerçants d’opérer des échanges à partir de leurs devises locales. D’après David Luke, de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, le commerce intérieur du continent devrait croître de 52 % au cours des dix prochaines années. Pour ce faire, il faudra apporter un soutien conséquent et adéquat aux entreprises. Actuellement, les échanges intérieurs du continent s’évaluent à plus de 350 milliards $ par an. 

Commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *