L’Afrique a besoin de 2000 milliards USD pour développer son industrie verte selon McKinsey

Le faible développement industriel del’Afrique est un atout pour elle dans la course mondiale vers les infrastructures verte. C’est ce qui ressort d’un rapport intitulé Africa’s Green Manufacturing Crossroads. Celui-ci a été réalisé par le cabinet international de conseil en stratégie McKinsey & Company. Il a partiellement été financé par le gouvernement britannique.

D’après ce rapport, le déficit du continent africain en infrastructures industrielles lui évitera la grande transition verte, contrairement aux autres continents. Ceux-ci ont en effet déjà développé une grande industrie à forte émission de carbone. Ils devront donc subir les coûts énormes de la transition totale vers des infrastructures à faible émission de carbone.

« L’Afrique a la possibilité de dépasser les technologies de fabrication à fortes émissions et de construire un secteur de fabrication à faible émission de carbone à partir de zéro ». C’est ce qu’a déclaré Kartik Jayaram, partenaire principal du bureau de McKinsey à Nairobi. Le continent africain aura toutefois besoin de 2000 milliards de dollars pour atteindre cet objectif.

600 milliards USD seront utilisés pour décarboniser les industries existantes. Les 1400 autres milliards USD serviront à la construction de nouvelles industries vertes. Ces dernières concerneront notamment les domaines du bioéthanol, du bois lamellé-croisé, des véhicules électriques et de l’hydrogène vert.

Cet investissement dans la construction d’infrastructures industrielles à faible émission de carbone générera 3,8 millions d’emplois directs. Selon le cabinet, l’industrie manufacturière d’Afrique émet actuellement 440 mégatonnes d’équivalent dioxyde de carbone. Le tiers de cette émission provient de la cimenterie. Les usines de transformation du charbon en carburant contribuent quant à elles à 13% de cette émission.

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